Les faits intéressants sur Joe Hisaishi lors de ces compositions
- sarahdlprt4
- 12 nov. 2025
- 5 min de lecture
Dernière mise à jour : 22 nov. 2025
1984 – Nausicaä de la Vallée du Vent
Hisaishi n’était pas encore très connu lorsqu’il a travaillé sur ce film. Il a utilisé beaucoup de synthétiseurs, car l’orchestre n’était pas encore sa priorité.
Anecdote : certaines pistes ont été composées avant même que le film soit terminé, ce qui est rare. Miyazaki lui a laissé une liberté totale pour inventer des sons futuristes et écologiques, correspondant à l’univers post-apocalyptique du film.
1986 – Le Château dans le ciel
La musique devait refléter le côté aérien et grandiose du film.
Hisaishi a commencé à écrire les thèmes principaux avant même que le storyboard soit finalisé, en imaginant des airs héroïques et légers pour accompagner le vol du dirigeable et les paysages flottants.
1986 – Arion
Ce film mythologique a permis à Hisaishi d’expérimenter avec des orchestrations épiques et classiques.
Anecdote : il a étudié la musique grecque antique et les chœurs médiévaux pour donner une authenticité aux scènes dramatiques, ce qui montre sa capacité à adapter son style à différents univers.
1988 – Mon Voisin Totoro
Le thème de Totoro et celui des petits personnages ont été composés en s’inspirant des sons de la nature et de l’enfance.
Anecdote : Hisaishi a enregistré des bruits de vent, de pluie et d’animaux pour incorporer des éléments « vivants » dans la musique, afin de refléter le lien avec la forêt et la nature.
1992 – Porco Rosso
Hisaishi a intégré des éléments de jazz et de musique italienne pour refléter l’époque et le lieu du film.
Anecdote : il a travaillé avec des musiciens italiens pour certaines pistes, ce qui a donné un côté très authentique à l’ambiance des années 1930.
1992 – A Scene at the Sea (Kitano)
Bien qu’un film de Kitano, Hisaishi y développe un minimalisme qui influencera ses compositions pour Miyazaki.
Anecdote : beaucoup de morceaux sont joués uniquement au piano, avec très peu d’instruments, ce qui crée une atmosphère très intime.
1993 – Sonatine, mélodie mortelle (Kitano)
Hisaishi a utilisé des silences et des pauses très longues pour renforcer la tension du film.
Anecdote : Miyazaki s’inspire parfois de ce type de minimalisme pour ses propres scènes contemplatives.
1996 – Princesse Mononoké
La BO est immense, avec chœurs, percussions et orchestre complet.
Anecdote : Hisaishi a étudié des musiques tribales et japonaises traditionnelles pour créer les thèmes liés à la forêt et aux esprits, donnant un côté très mystique au film. Le thème principal a été joué en direct par l’orchestre pour plus de puissance émotionnelle.
1996 – Kids Return (Kitano)
La musique est répétitive et pop, reflétant la jeunesse et l’énergie des personnages.
Anecdote : le thème principal a été écrit en une seule journée, mais est devenu l’une des compositions les plus reconnaissables de Hisaishi.
1998 – Hana-bi (Kitano)
La musique est essentiellement au piano, fragile et introspective.
Anecdote : Hisaishi a expliqué avoir composé certaines pistes après avoir regardé les images pendant plusieurs heures, pour ressentir l’émotion brute des personnages avant d’écrire une note.
1999 – L’Été de Kikujiro (Kitano)
La musique légère et enfantine contraste avec l’histoire parfois dure du film.
Anecdote : le célèbre thème « Summer » a été inspiré par des souvenirs d’enfance de Hisaishi, et il l’a joué au piano tout en improvisant pour trouver le ton parfait.
2001 – Le Voyage de Chihiro
La BO mélange piano, orchestre et sons mystérieux.
Anecdote : Hisaishi a travaillé avec Miyazaki pour synchroniser certains passages avec des mouvements de caméra spécifiques, rendant la musique presque « narrative » dans le film.
2001 – Aniki, mon frère (Kitano)
La musique explore un univers plus sombre et urbain.
Anecdote : Hisaishi a utilisé un synthétiseur vintage pour certaines pistes, donnant un côté rétro et nostalgique.
2001 – Le Petit Poucet
Pour ce conte, Hisaishi a voulu une BO plus féerique et européenne.
Anecdote : il s’est inspiré de la musique classique française pour certains motifs, afin de rappeler les contes traditionnels.
2002 – Dolls (Kitano)
L’écriture est lente et poétique, presque funéraire par moments.
Anecdote : certaines scènes ont été composées avec des motifs répétés très simples, mais leur puissance émotionnelle vient de l’orchestre complet qui accompagne chaque note avec subtilité.
2004 – Le Mécano de la « General »
Hisaishi réorchestre un classique du muet, en donnant à chaque gag une dimension musicale.
Anecdote : il a inventé certains effets comiques pour correspondre aux actions des personnages, comme les rouages et les explosions, donnant un nouveau souffle au film.
2004 – Le Château ambulant
La valse « Merry-Go-Round of Life » est devenue iconique.
Anecdote : Hisaishi a composé le thème en essayant de capturer le mouvement du château et le caractère fantaisiste du monde, et Miyazaki a immédiatement validé la mélodie.
2008 – Ponyo sur la falaise
Les chœurs et les thèmes enfantins reflètent la joie et la naïveté.
Anecdote : Hisaishi a enregistré certains enfants pour créer les chœurs, afin que la musique ait un vrai côté naturel et innocent.
2008 – Departures
Musique centrée sur le violoncelle et les émotions humaines.
Anecdote : Hisaishi a collaboré étroitement avec un violoncelliste pour que chaque note reflète la dignité et la sensibilité du rituel funéraire au cœur du film.
2013 – Le vent se lève
Style plus nostalgique, inspiré par le jazz et la musique européenne.
Anecdote : Hisaishi a étudié des airs des années 1920-30 pour certains passages, afin de rendre hommage à l’époque et aux rêves du personnage principal.
2013 – Le Conte de la princesse Kaguya
Musique très dépouillée, instruments simples et motifs subtils.
Anecdote : Hisaishi a composé presque en improvisation, pour que la musique reflète la spontanéité et la délicatesse du style graphique du film.
2013 – Ni no Kuni : La Vengeance de la sorcière céleste
BO orchestrale riche et épique.
Anecdote : Hisaishi a adapté son style cinématographique aux contraintes d’un jeu vidéo, en créant des thèmes qui se répètent naturellement et qui s’adaptent aux actions du joueur.
2018 – Ni no Kuni II : L’Avènement d’un nouveau royaume
Plus grandiose que la première édition, avec thèmes héroïques et majestueux.
Anecdote : il a utilisé un orchestre complet et ajouté des percussions épiques pour donner une sensation de grandeur et d’aventure.
2019 – Les Enfants de la mer
Musique atmosphérique et mystérieuse.
Anecdote : Hisaishi a expérimenté des sons aquatiques, des instruments électroniques et des textures inédites pour refléter le monde sous-marin du film.
2023 – Le Garçon et le Héron
Musique plus complexe et introspective.
Anecdote : Hisaishi a réutilisé certaines méthodes qu’il avait employées pour Nausicaä, créant des motifs récurrents pour relier émotion et narration, mais avec une maturité et une profondeur accrues.



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